ENJOY EVENTS SPONSOR OFFICIEL DE ROMAIN HEINRICH, PILOTE DE L’EQUIPE DE FRANCE DE BOBSLEIGH POUR LES J.O 2018!

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, voici Romain HEINRICH ! Jeune homme d’1m89 pour 106kg, bobeur originaire de Kaysersberg et qui fêtera ses 28 ans à la fin du mois. N’y avait-il pas plus beau cadeau d’anniversaire que celui d’être qualifié pour les Jeux Olympiques ?

Parce que l’ambition se doit d’être le maître-mot de toutes les entreprises, il coulait de source d’associer la nôtre à Romain. Ou l’inverse, si vous préférez, d’associer Romain à notre entreprise.

Chez ENJOY EVENTS, nous suivons depuis des années l’épopée de cet athlète, qui est un ami d’enfance. Dans l’aventure NIGHTOLOGIE, une association dans laquelle lui et nous étions dirigeants, il avait déjà cette intelligence pratique, cette prise de recul et cette maturité. Son parcours ne nous étonne pas, cela n’est que la suite logique.
Nous sommes admiratifs de sa volonté, de sa force de caractère, de son déterminisme et surtout de son intelligence stratégique. C’est un athlète accompli qui a une immense maturité et une capacité de prise de recul incroyable.
Nous avons toujours voulu l’épauler et le soutenir. Que pouvions-nous faire pour l’aider concrètement dans son aventure? Nous avions déjà pris la décision de le sponsoriser en 2017, et nous avons renouvelé notre engagement en 2018, afin de l’accompagner sur la route des J.O !

Alors, on a profité du fait que ce soit un ami, pour faire une petite interview ! Avant son départ pour PyeongChang, en Corée du sud où se dérouleront les prochains Jeux Olympiques d’hiver. Voici les réponses de Romain, par ENJOY EVENTS et pour vous.



Tu devais attendre cette saison avec impatience ! Quel est ton état actuel ?

Ça fait 3 ans que je prépare la saison olympique. Je me suis vraiment servi de mon expérience de Sotchi 2014 pour aborder cette olympiade. L’erreur que j’aurais pu commettre, c’est de me mettre dans une course contre la montre sans vivre l’instant présent.
En d’autres termes, je me suis vraiment concentré pour vivre les étapes les unes après les autres. En restant focus sur ce que je devais réaliser au quotidien pour y arriver.

Il y a forcément une pression, plutôt positive pendant les compétitions. Est-ce qu’elle retombe entre 2 compétitions ? Ou alors ressens-tu une pression constante pendant une saison comme çà ? Comment la gères-tu ?

Bien sûr, il y a la pression et l’adrénaline de la compétition, et il faut savoir jouer positivement avec, pour se transcender sur les épreuves. Plus le niveau est élevé, et plus elle est présente chez moi. Je suis un compétiteur, j’aime çà. Mais cette pression est très énergivore, donc c’est important de ne l’avoir que les jours de course, et le moins longtemps possible. Sinon, au bout de deux semaines on est cuit ! C’est d’autant plus vrai sur une année comme celle-là, où l’enjeu de fond était la qualification aux jeux olympiques.
Le bobsleigh est un sport à risque. En tant que pilote, j’ai la responsabilité des pousseurs qui montent derrière moi, et je n’ai pas envie de les conduire à la chute. Donc il n’y a pas une seule journée où je ne gère pas mon niveau de stress, car j’en ai besoin pour descendre. J’ai vraiment développé depuis 3 ans une faculté « à me mettre dedans » en quelques secondes. Pour moi, il s’agit du moment où je mets mon casque, et que je sens l’odeur des mousses à l’intérieur de ce dernier. Cette odeur me permet, en une fraction de seconde, de savoir précisément ce que j’ai à faire.

Quel est ton rythme pour les entraînements ?

Pendant l’été, il s’agit d’un entraînement 100% physique qui est franchement quantitatif. Douze à quinze heures de sport par semaine, auxquelles on rajoute des soins. L’objectif est de développer sa force, sa vitesse et son explosivité.
Pendant l’hiver, je m’entraîne tous les matins sur la piste. Deux à trois descentes maximum, car on privilégie la qualité. En général, ce sont deux heures d’entraînement, car on passe beaucoup de temps en amont à faire des reconnaissances visuelles dans la piste, et beaucoup de temps en aval à travailler sur les vidéos pour corriger les défauts.
Les après-midi sont consacrées au maintien de la condition physique, on va en séance de muscu ou sur le stade d’athlétisme. Si on a des petits bobos ou de la fatigue, on privilégie les soins, le kiné.
En général, les compétitions sont en fin de semaine, donc on a plutôt tendance à faire les grosses séances physiques en début de semaine, pour ne pas arriver trop courbaturé sur les compétitions.

Pendant tes études, tu as pu avoir un emploi du temps ultra aménagé pour pouvoir continuer à t’entraîner tout en étudiant, ce qui était génial. Comment ça se passe maintenant ? Tu travailles ? Pendant la saison, tu prends des vacances ?

Sur l’olympiade 2010-2014, j’avais un statut étudiant. C’était assez confortable car mon université était très arrangeante, et j’avais la faculté de pouvoir réviser seul depuis chez moi. Donc j’ai pu mener à bien les deux projets.
Depuis que je me suis lancé dans le pilotage, en 2015, j’ai dû faire un choix. Le job d’ingénieur est un métier à responsabilités, et c’est compliqué de s’affranchir de celles-ci tout l’hiver pour partir en compétition. Comme je voulais vraiment me lancer ce challenge de devenir pilote, j’ai fait le pari osé de ne faire que çà.
Sur le plan organisationnel, je passe mon temps à l’entraînement où à gérer mon équipe. C’est une vraie gestion de micro-entreprise. J’ai découvert une dimension entrepreneuriale très forte, et j’ai besoin d’un budget conséquent pour acquérir du matériel, voyager sur les sites de compétition ou encore accompagner mes pousseurs.

Suis-tu une diète particulière ? Un plat fétiche pour le Bobsleigh ? Un rituel particulier que tu ne fais que quand tu es en compétition ?

Je suis suivi par un nutritionniste et je contrôle mon poids (mon poids de forme est à 107kg), tout en m’assurant que je n’ai aucune carence. Ce n’est pas aussi restrictif que la préparation d’un marathon, mais il y a quand même des moments de la journée sur lesquels on va préférer un aliment à un autre.
Mon plat fétiche au bobsleigh, c’est la soupe ou le thé. Enfin, tout ce qui peut réchauffer après deux heures dans le froid !
Et mon rituel particulier que je ne fais qu’en compétition, c’est de boire un Redbull avant la course (je ne bois jamais de café alors cela peut suffire pour me donner l’impression que je suis en pleine forme), et de manger des Kinder ou du chocolat Milka après la course. Ce n’est ni bio, ni vegan, ni glutenfree mais qu’est ce que ça passe bien !

Quelle musique écoutes-tu pour te détendre ou pour déconnecter avant une compétition ?

En ce moment, juste avant la course, j’écoute « Go Go Gadget – Disiz La Peste ft Orelsan ».
Je lance la chanson huit minutes avant notre passage. Et trois minutes avant, j’enfile mon casque et sors du vestiaire.
Je sais pas pourquoi cette chanson-là en particulier, elle m’amuse et me motive sans pour autant me tendre (si j’arrivais trop tendu sur la planche de départ, je risquerais d’être un peu brusque dans mon pilotage ce qui est néfaste pour la vitesse).

On t’avait demandé à quoi tu pensais juste avant de t’élancer et pousser ton bobsleigh pendant les JO de 2014 ? Tu nous avais répondu « À rien… t’es tellement concentré et à fond dans ton truc ! »… C’est toujours pareil maintenant ?

Oui, c’est toujours pareil. En fait, je pense énormément à tout ce que j’ai à faire avant, j’automatise un certain nombre de choses. On voit tout, on analyse tout. Et quand approche le moment d’y aller, je fais le vide.
À cet instant, je ne suis plus influençable par le moindre événement extérieur (sauf si il compromet la réalisation de ma performance). Je pense que tout sportif est dans un état similaire mais pour les pilotes de bob, c’est vraiment décuplé.

Qu’as-tu ressenti la première fois que tu as descendu la piste de Saint-Moritz ? Historiquement, parce que c’est la plus vieille piste de bobsleigh au monde, et par le fait qu’elle soit creusée directement dans la glace. Les sensations sont-elles différentes ?

J’ai été complètement perturbé. Je ne m’attendais pas du tout à çà. En fait, dans une piste de bob il y a un bruit assez sourd qui est généré par la structure en béton qui vibre au passage du bob. C’est lié au fait que la glace n’est pas parfaitement plate car les tubes de réfrigération génèrent de minuscules bosses, le bob est donc toujours en légère apesanteur entre deux tubes et fait vibrer la structure.

Tout cela pour dire qu’à Saint-Moritz, c’est différent : le frottement de la glace est parfait et on n’entend pas ces vibrations. On n’entend que le vent ! On peut atteindre 150km/h sur cette piste donc ça fait beaucoup de vent !
En terme de pilotage, c’est aussi très différent de ce que l’on connaît. Sur certaines pistes, il y a beaucoup de repères visuels. À Saint-Moritz, l’environnement est très blanc. La piste, la neige autour, etc. Donc, on voit moins. On pilote énormément avec ce que l’on ressent « dans la manette », c’est-à-dire la pression que renvoie le patin au bout des doigts. On cherche la juste tension qui permet d’avoir les bonnes trajectoires, et d’accélérer le bob sans pour autant trop en faire et casser la glisse.

Qu’est-ce que tu as fait à Sotchi que tu ne feras pas à PyeongChang ?

Je me suis fait la promesse de ne pas allumer mon téléphone portable le jour de ma course. Pour deux raisons : la première, c’est que je veux pleinement vivre ce jour que je prépare depuis 3 ans. La seconde, c’est qu’à Sotchi, j’avais reçu de nombreux messages de soutien, et les lire avant la course m’avait un peu fait paniquer. Même ma prof de CE1 m’avait envoyé un e-mail pour me dire qu’elle serait devant la télé ! Toutes ces belles énergies, je les savourerai après la course.

Qu’est-ce qu’ENJOY EVENTS représente pour toi ? Nightologie ? Alexandre ? Yanel ?

Avec Alexandre, on a développé une amitié depuis dix ans, et c’est une des personnes de mon entourage qui m’inspire. Je pense que lui et moi, nous sommes tous les deux des passionnés. Quand on aime quelque chose, on le fait à fond, on le fait sérieusement, et on essaie de le faire bien. Des gens comme çà, il en existe plein mais ce qui m’inspire chez lui, c’est l’équilibre qu’il construit autour de lui pour lui permettre de mener à bien ses projets.

Yanel et moi sommes amis depuis plus de 10 ans maintenant, et j’ai toujours le même plaisir à passer du temps avec lui. Ce que j’admire chez lui, c’est sa capacité à rendre concrète les choses. Il y a des gens comme lui qui savent imaginer des solutions et les mettre en application immédiatement. S’il était rugbyman (il a déjà le physique d’un dieu du stade), il serait sans aucun doute celui qui transforme l’essai à chaque fois. En fait, c’est son bon sens pratique qui est remarquable. Mais ses qualités ne s’arrêtent pas là, car il a toujours fait preuve de bienveillance dans notre entourage. C’est vraiment ce qu’il dégage pour moi.

Aujourd’hui, j’ai vraiment l’intime conviction que ma carrière de sportif de haut-niveau s’est forgée autour de trois piliers. Un pilier familial, indéniablement, car mes parents, mes cousins, ont été sélectionnés dans des équipes de France en athlétisme, en foot ou encore en waterpolo. Un pilier « perso » puisque j’ai çà au fond de moi, et j’ai développé mon goût de la gagne dans tout ce que je faisais, y compris dans mes études puisque les écoles d’ingénieurs s’obtiennent sur concours. Et enfin, un pilier « Nightologie » dans lequel j’ai clairement découvert ce que c’était que d’avoir un rêve, et de se donner les moyens d’y arriver.

On partage avec ENJOY EVENTS un certain nombre de valeurs en commun, et si il ne fallait en citer que 3, je dirais : l’audace, l’entreprenariat et le goût du travail bien fait.

Petite dernière… Tu rêves de quoi en ce moment ?

Boarf… J’ai déjà du mal à dormir, alors rêver…

 

En tout cas, Romain, ton parcours atypique doit en faire rêver plus d’un…
Nous tenons à te remercier, pour le temps que tu nous as consacré en pleine saison de compétition.

On espère que vous avez pu en apprendre un peu plus sur lui, et sa vie de sportif de haut-niveau, qui ne résume pas à un passage télé de quelques minutes. Rien ne vaut le temps et le travail, il faut toujours persévérer et y croire. C’est une belle leçon de vie qu’il nous donne.

Toute l’équipe ENJOY EVENTS s’unit pour lui envoyer un maximum d’ondes positives, et tous nos encouragements pour la poursuite de cette belle aventure ! Continue comme çà, on est tous avec toi Romain, on poussera tous avec toi !

Rendez-vous les 18 et 19 février prochains sur France Télévision, pour l’encourager sur les 4 manches de bobsleigh à 2 !! (derrière votre écran ça compte aussi !)

Pour le suivre et le soutenir :
Facebook : www.facebook.com/romain.heinrich
Instagram : www.instagram.com/Romain.hein